Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

16/04/2012

Bayrou à Marseille : le combattant retrouvé.

Huit heures vingt ce matin et le SMS de Virginia me rappelle qu’elle m’attend devant la porte. Je prends ma caméra et le journal que je n’ai pas eu le temps d’ouvrir.

Nous passons prendre Annie. Sur la route lors d’un arrêt à un feu, je déploie le Midi-Libre du jour. En première page je reconnais les Angels de Béziers que je suis allé encourager hier soir. Elles ont écrasé Calais et empoché la troisième place. A peine ai-je tourné la page que Virginia pousse un véritable cri de joie accompagné d’une rafale de « c’est génial ». Sous le titre « Sur le marché aux voix », en première position, Annie, François et Emmanuel sont pris en photo en train de tracter. La joie de Virginia est intense. Le commentaire du journaliste est conforme.

La journée commence bien.

Annie embarquée à huit heures trente pétantes, je me retrouve avec deux militantes ravies. Nous arrivons à Béziers Ouest et trouvons miraculeusement une place de stationnement dans le minuscule parking inapproprié. Depuis que l’A75 dessert Béziers, la sortie Est est délaissé par les adeptes du covoiturage qui se rabattent sur la sortie Beziers OUEST devenue exiguë.

Le Bus est là à l’heure. Virginia s’est chargée d’un colis d’affiches tellement lourd qu’elle a dû traîner le sac plein à même le sol pour atteindre la malle de sa voiture. Je me demande encore comment elle a fait pour le hisser de quelques dizaines de centimètres.  Vous comprendrez mieux en sachant que lorsque j’ai voulu le soulever pour le transférer vers la malle du bus, le sac s’est déchiré. A chaque nouvelle prise, de nouveaux lambeaux. François m’a donné le coup de main indispensable à la réussite de l’opération.

Les passagers arrivent de Valras-Plage, de Pézenas de Béziers… Tout le monde est là. Henri, notre doyen était le premier au poste. C’est le sage du MoDem du Pays Biterrois. Toujours là. Toujours de bon conseil. Aux heures les plus dures de ces dernières années j’ai toujours pu compter sur son soutien. Son discernement n’a d’égal que son expérience du monde politique. A peine embarqués, les piscénois s’attèlent à la personnalisation du bus. Les affiches de François Bayrou agrémentent les flancs. Les banderoles fabriquées maison identifient la poupe de notre vaisseau militant.

En route pour Sète.

Des cartons peints avec de grosses lettres vertes, des soutiens à Bayrou bien visibles. Les sétois sont bien là. Michèle, Max, Christiane, Nicole et les autres se sont déjà fait remarquer par les gendarmes. Ces derniers se sont inquiétés de cette campagne électorale décentralisée aux portes de l’autoroute. Petit contrôle puis s’en vont. Nos militants nous raconteront cet épisode à tour de rôle. Ça marque un contrôle.

Une pause sera nécessaire sur le trajet à moins de vingt minutes de la salle du Silo à Marseille. Les plus affamés se ravitaillent pendant la pause toilettes. Les autres attendront que le bar du Silo ouvre.

Des affiches et des tracts nous attendent à chaque coin de cet immense hall qui jouxte la salle de la réunion. Les journalistes sont à la recherche du fil directeur de leur papier. Une jeune femme de Libé s’attarde sur Max et Michèle. Elle finira avec Hadj et François. Benhamias me fait l’honneur d’une interview. Très dynamique, très rapide, hop, il est parti.

Nous montons vers la salle. Quelques deux mille personnes seront au rendez-vous. La salle est chauffée par les responsables locaux. Les uns improvisent, les autres lisent consciencieusement un discours longuement préparé. Puis... Bayrou est là.

Il descend les marches par le côté droit de la salle. Les cameras se bousculent, les drapeaux français et européens sont agités dans tous les sens. Le drapeau catalan balaie son espace avec lenteur et force.

François Bayrou entame son meilleur discours de la campagne. Inspiré, il hausse le ton. Il épingle les menteurs, discrédite les extrêmes et ménage une partie de ses adversaires qu’il respecte et avec lesquels il pourra travailler.

Les militants sont enchantés. Il reste trois meetings. S’ils se font avec cette force de conviction, nous aurons des retombées rapides. A nous de « tracter », « boiter », discuter et convaincre les indécis et tous ceux qui font des va et vient  chez les autres candidats.

En partant, nous nous chargeons des derniers tracts qui sont mis à notre disposition dans le hall d’accueil. Le bus s’est garé un peu plus loin. Le retour se fera dans le calme.

Le rendez-vous est pris pour lundi matin de bonne heure à la gare de Béziers afin de donner un peu de lecture aux voyageurs des grandes lignes.

Puis mardi soir, pour un repas convivial vers 19H00 au Petit Marmiton place de la citadelle en face la nouvelle poste.

Bonne lecture

 

Jean-Charles Olivan

 

00:32 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.