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05/02/2010

Pais Nostre les CR. Drevet cible de Conh-Bendit.

Il y a quelques semaines, Chantal Gombert sortait le bazooka. Aujourd'hui elle sort l'éponge pour la jeter au loin. Faut-il en déduire que lors des tractations avec Drevet, elle s'est retrouvée à 10m comme disent les arbitres du rugby ?

Pour l'instant on n'en saura pas bien plus.  Reste tout de même la lettre de Chantal qui en dit long sur son ressenti.

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Édition du vendredi 5 février 2010

 

Perpignan.Chantal Gombert quitte le Modem




En préambule du long communiqué envoyé à notre rédaction, Chantal Gombert a écrit ces quelques lignes : "Voici mon communiqué en tant que présidente, en tant que simple adhérente et a fortiori de tête de liste départementale pour les P.-O.. lors des élections régionales de mars. Extraits . "Mon engagement a toujours été citoyen avant d'être politique. Membre de la Confédération de l'UDF depuis 1979, j'ai adhéré à la démarche de François Bayrou lors du premier tour des élections présidentielles de 2007 (réduction de la dette, un emploi sans charge, l'aspect humaniste de gouvernance...) et je pensais qu'avec le Mouvement Démocrate nous allions dans ce XXI e siècle faire de "la politique autrement" ! Or, aujourd'hui je vois qu'il n'en est rien : le Modem c'est la dégénérescence de la démocratie ; un mouvement qui ne respecte pas le choix de sa base, et renie le vote de ses militants ; une ligne politique floue et à géométrie variable ; un mouvement qui manque de communication en interne (non présentation des comptes, refus de cautionner ses candidats...) ; un dirigisme "parisien" une mainmise sans respect des antennes départementales ; un chef qui ne pense qu'à former une écurie présidentielle en vue de 2012 ; le choix de la "peoplelisation" des candidats, alors que le Modem critique officiellement cette pratique ! Face à toutes ces dérives, c'est avec soulagement que je quitte cette formation pseudo démocrate qui, maintenant je le comprends, font que vous, citoyens, ne croyez plus dans cette politique et ses représentants !Depuis des années, je défends les valeurs de l'honnêteté et de la démocratie, quels que soient les femmes ou les hommes ! Il est regrettable de choisir des têtes de listes, en fonction seulement de leur retentissement médiatique et de se cantonner dans l'opportunisme politique.
Aujourd'hui mon propre Mouvement politique se renie ! Alors je tire ma révérence : je refuse de cautionner des personnes qui s'assoient sur la Démocratie, et ne pratiquent que le fait du prince ! J'ai toujours eu l'honneur de ne pas être une alimentaire de vie politique – les observateurs avertis que sont les citoyens le savent bien. Je suis fière de mes actions et je ne reconnais plus mes valeurs dans le Modem. Je prends donc le recul nécessaire, pour retourner à mes fondamentaux, ce pourquoi j'ai toujours eu une action associative, citoyenne proche des gens.
Donc après les démissions de Nicolas About (président du groupe centriste au Sénat), de Didier Bariani -figure de l'UDF Modem de Paris, de nombreux autres présidents Modem de différents départements de France (comme Meurthe-et-Moselle, Manche, Charente Maritime, Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Rhône, Pays de Loire, etc....) et d'autres à venir, j'ai décidé de quitter à mon tour le Modem et de reprendre ma liberté !L'illusion est de courte durée et finit par lasser ! Je mets mes actes en accord avec mes paroles.
Que ceux qui se réjouissent aujourd'hui s'interrogent car demain c'est eux qui seront trompés !

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 Il est quand même surprenant que la volte-face de Bayrou par rapport aux résultats des primaires n'ait pas été suivie d'une rapide proposition de liste.

Quoi de plus terrible que cette lenteur à proposer la liste MoDem ! L'ambiance est lourde avec Marc Dufour qui présente sa liste si Drevet ne prend pas les siens, lesquels siens ne veulent pas y être, en le disant, comme Florence Denestèbe, ou en démissionnant comme Chantal Gombert.

Il fait un temps à désencarter les MoDem.

Du moins ce qu'il en reste, on nous donne¨4% au national. Finalement pas si loin que ça des sondages précédents dans notre région.

Conh-Bendit enfonce le clou avec quelques mots fâcheux à l'encontre de Drevet et du MoDem. C'est vrai que c'est le Languedoc ici et que l'on peut parler librement.

****************************** midi libre

Que penser du ralliement de Patrice Drevet au MoDem ?
C'est du guignol ! Tout ceci n'a aucune consistance politique, il n'y a pas la moindre colonne vertébrale dans ce ralliement. Drevet parle à présent de la dégradation climatique comme il présentait, jadis, la météo. Nul. Et puis, cela donne une piètre image du MoDem, qui en est à racler les fonds de tiroir.

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Il manque parfois un fond de tirroir pour faire une majotité, même en Languedoc-Roussillon.

 

 

 

 

Voici le compte-rendu de la réunion de Pais Nostre de mercredi. Vous avez l'album photo sur le blog de jeudi.

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Débat à l’initiative de País Nòstre

 

 

Il avait lieu mercredi 3 février dans la salle Yves Nat du Palais des Congrès de Béziers avec un public d’une quarantaine de personnes et une brochette de représentants des listes en compétition pour les élections régionales.

Raymond Couderc pour l’UMP, François Liberti pour « A gauche maintenant », Sylvain Pastor pour les Verts, Olivier Goudou pour le MoDem et Philippe Rappeneau, maire PS de Douzens dans l’Aude, ont apporté leurs réponses à deux des trois questions posées, au nom de País Nòstre, par Jacky Grau qui présidait la réunion.

La première question portait sur la réforme territoriale et sur l’autonomie des régions dans le cadre de cette réforme. Couderc est évidemment favorable, il souligne la nécessaire clarté entre les institutions. Pastor l’est aussi, pour des raisons sans doute différentes, Goudou exprime des réserves mais se rallie globalement au projet. Liberti est fondamentalement contre et développe avec précision des arguments que nous avions déjà entendus lors d’une assemblée de la section de Béziers du pcf. Rappeneau fait part de l’inquiétude des maires des communes rurales devant ces perspectives.

La deuxième question sera finalement évacuée du débat pour cause de manque de temps. On passera donc directement à la troisième : quel est votre programme pour l’occitan et le catalan ?

Evidemment en cette période de campagne électorale on ne va pas trouver de candidat qui exprime son opposition à une aide à ces langues ou à la culture régionale. Tout le monde est d’accord pour revenir au logo ancien du Languedoc Roussillon avec sa croix cléchée et ses couleurs sang et or. Il n’y a pas d’opposition non plus à ce que les médias, presse, radio, télévision, aient les moyens de s’exprimer en occitan et en catalan. La place des langues régionales dans l’enseignement public est reconnue par tous. Hélas personne ne remet en cause l’existence d’écoles privées qui, sous couvert de l’apprentissage de la langue, sont en fait le plus souvent une façon pour les parents de se soustraire aux graves carences de l’éducation nationale.

Une plage de temps a été laissée à la salle pour poser des questions ou permettre à certains de donner leur appréciation. Nous avons noté le lien qui a été fait entre la situation économique et sociale si dégradée dans notre région, dans les villages plus particulièrement avec la crise viticole, et l’avenir de l’occitan. Nous avons entendu aussi cette remarque d’Aimé Couquet qui a mis en cause le système capitaliste plutôt que le pouvoir parisien dans les difficultés auxquelles sont confrontés les habitants du Languedoc Roussillon.

La question de l’uniformisation qui a résulté d’un jacobinisme réducteur et qui se poursuit via l’Europe et la mondialisation a également été évoquée.

Jean-Pierre Laval, le président de País Nòstre, que des obligations professionnelles n’avait pas permis de participer à l’intégralité de la réunion, a pu cependant dire quelques mots et a appelé à rejoindre les rangs de son association qui se veut ouverte à tous.

C’est un verre de vin à la main, un vin fourni par Pascal Frissant (le chroniqueur peut vous vanter les mérites du blanc auquel il a goûté, très fin !) s’est achevée la soirée.

Finalement c’était une réunion qui a permis à chacun de préciser ses positions, l’échange ne manquait pas d’intérêt même si des points de vue, comme celui sur le caractère transfrontalier des régions ou de la langue aurait mérité plus d’approfondissement.

 

 

 

La tribune pendant le débat

Jacques Cros

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Le même vu par Midi libre

 

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BEZIERS

Édition du jeudi 4 février 2010
 

Photo P. S.

 

Beziers. Vie occitaneLa réforme selon Couderc, Liberti et les autres



Georges Frêche et Jean-Louis Roumegas s'étaient fait porter pâle. Sur la scène de la salle Yves-Nat, il n'y avait que Raymond Couderc comme poids lourd de l'actuelle campagne des élections régionales.
Pourtant, au menu des débats, rien de moins que la réforme territoriale. Sur les invitations, on lisait « reforma territoriala », puisque c'est l'association occitaniste Païs Nostre qui les avaient lancées. Le premier à ouvrir le bal fut Raymond Couderc. « Je suis républicain, mais il faut une clarification des compétences. Il faut mettre fin à ce mille-feuilles. Il faut aussi arrêter avec les fantasmes assénés par certains sur cette réforme territoriale. » Deuxième à sortir du bois, Sylvain Pastor. L'élu régional sortant Vert. Le roi du Se Canto dans l'hémicycle régional a exposé, hier soir, sa vision de « fédéraliste » et l'intérêt de « maintenir une compétence globale ». Mais l'ancrage local, selon Pastor, a apparemment ses limites. « Nous, les Verts, nous sommes pour la disparition des conseils généraux. » Dossard trois, l'élu du village audois de Douzens, Philippe Rappeneau. Socialiste, il est aussi secrétaire au PS pour le maintien de La Poste en milieu rural. « Moi, je suis inquiet par la suppression de la taxe professionnelle. Nous sommes dans le flou absolu. » Un credo repris par François Liberti. Le meneur de la liste Front de gauche aux régionales s'est dit, lui, inquiet de ce que tramait le gouvernement. « On va vers une centralisation des grands pôles. Le maire va devenir un administrateur. Il aura moins de proximité avec ses administrés. » Il y avait aussi un représentant du MoDem qui, très doctement, éléments à l'appui, a placé le sujet du jour dans sa tonalité technique.
Tout cela devant une centaine de personnes assises dans la salle Yves-Nat.

Jean-Jacques SARCIAT

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 Bonne lecture.

Jean-Charles Olivan

11:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

«Il n'y a pas d'opposition non plus à ce que les médias, presse, radio, télévision, aient les moyens de s'exprimer en occitan et en catalan.»
Si c'était vrai, il y aurait une télévision régionale en langue occitane et les subventions pour émettre en catalan pour la télévision publique catalane ne seraient plus nécessaire ... ni même les combat auprès du CSA pour obtenir des fréquences en numérique !
Celui qui a écrit ces lignes, ne doit pas bien connaître les résistances intérieures républicaines françaises sur le thème linguistique et particulièrement dans les professionnels de l'audiovisuel français. Ces résistances sont un nationalisme, de type spécial, nationalisme d'expansion (lire Monserrat Guibernau).
Je suis journaliste en langue occitane pour un habdommadaire catalan. Et dempuis plusieurs années je gère l'information en langue occitane et donc la photographie des résistances à la ré-appropriation de l'occitan sont plus qu'énormes, elles sont gigantesques. Mais j'ai encore l'espoir que les esprits s'ouvent enfin à la normalité humaine de la diversité linguistique ; il faudra bien que les citoyens de France sachent plus sur leur histoire faite de concepte de sciences politiques qui nient cette diversité et en prend les moyens.

Écrit par : Godilhaire | 06/02/2010

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