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16/08/2009

Féria : no sex

Féria : no sex

Féria samedi, c’est le jour j pour tous. Pas de place vide. Grosse ou petite bodega ou caseta, tout le monde a ramassé son magot.

Je suis allé place David d’Angers. Le menu à 22€. Un seul traiteur sur la place. Monopolisant, non ?

En fait le bar du coin avait obtenu quelques tables près du feu …rouge

Un petit calcul rapide permet d’estimer à minima à 80 tables de 8 à20€ soit 12 800€ la soirée.

 

Midi Libre donne quelques notions de cette économie ce week-end.

Il mérite une lecture.

http://www.midilibre.com/articles/2009/08/16/BEZIERS-Cet-...

 

http://www.midilibre.com/articles/2009/08/16/BEZIERS-Trav...

 

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Édition du dimanche 16 août 2009

Travail au noir, coût d'une caseta : coulisses de Feria

« La police municipale, mais aussi les services de l'État ont effectué beaucoup de contrôles sur le terrain en matière de travail au noir mais aussi en ce qui concerne l'hygiène alimentaire » , explique Bernard Huchet, le sous préfet de l'Hérault. Et en réponse aux propos du maire de Béziers, Raymond Couderc, tenus en juin lors de la présentation de la Feria et qui en substance remerciait le sous-préfet de fermer un peu les yeux sur l'économie parallèle durant la Feria, le représentant de l'État insiste : « Nous veillons énormément pendant cette période mais il est très difficile de vérifier si nous sommes face à du travail au noir caractérisé ou bien un simple coup de main donné par un ami à un commerçant » . Sur ce point, la messe est dite ! Par ailleurs, les frigos de plusieurs restaurants,
mais aussi ceux de certaines associations, ont reçu la visite des services des fraudes, des vétérinaires. Des denrées ont été saisies pour être détruites. Mais toute la journée, une noria de fournisseurs ne cesse d'alimenter ces mêmes commerces. « Ça fait trois fois que je viens livrer les moules aujourd'hui, explique le livreur. Je ne dois pas être loin de la tonne rien que pour ces deux là. Et demain ce sera pire. Il va falloir fournir. »En matière de salaire il serait convenu une substancielle prime aux salariés habituels des établissements ouverts à l'année. Rien que de plus normal.
« Nous sommes payés 200 € par soir », explique le serveur de cet établissement. D'autres, sur les terrasses confirment toucher environ 160 € sans compter quelques pourboires. Dans ce petit commerce, ils sont environ une douzaine à avoir été embauchés pour la Feria « pour donner un coup de main au patron qui est un pote ».
Les cafetiers et restaurateurs payent 1 € par jour par m 2 supplémentaire de terrasse, mais encore 5,40 € le mètre linéaire pour une extension de bar - le comptoir - en dehors de leurs locaux.
Pour les non professionnels (les associations diverses et variées et les commerces hors restauration, Ndlr.) qui souhaitent ouvrir un bar durant la Feria c'est 7,10 € du m 2 par jour, un forfait de 300 € pour un bar et au-delà d'une certaine taille 41 € le mètre linéaire supplémentaire par jour. Des sommes minimes qui entrent dans les frais fixes à déduire des bénéfices.
Concernant le prix de la location d'une caseta (auquel se rajoutent les tarifs évoqués ci-dessus), il serait selon nos informations d'environ 1 600 € (mais impossible vendredi après-midi d'obtenir un chiffre précis des services municipaux). Les bodegas sont, elles, gratuites.
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Je suis passé ensuite sur Saint Saëns pour tremper dans l’ambiance ma petite famille. La bodega Riquet s’est préservée de la foule cette année. Petites tables proprettes bien à l’abri du tumulte. Musique avec un groupe armé de bonnes et douces intentions. Il ne jouait pas quand je suis passé. Retour par la MJC et passage devant la Maison Blanche qui cartonne tous les soirs avec un public fidélisé. Les miens sont allés voir le deuxième spectacle à la carrière. J’ai continué sur les allées. Ricoune était au programme. Mon attention a été attirée par la caseta du Havana club.

Une brunette au short mini dansait sur le bar aux cotés d’un beau matelot, peut-être capitaine, il avait quelques galons. Celui-ci se préparait pour un strip-tease qu’il menait savamment. Ses biscotos et ses tablettes mis à nu, il excitait la foule avec ses techniques de chippendale. C’est alors qu’une belle brune s’est hissée sur le zinc, et s’est langoureusement frottée al capitan. C’est vite devenu torride. Les mains passaient, le public soutenait les efforts de la belle. El capitan a enlevé le haut de la belle, puis le soutien gorge. La belle s’est couverte d’un chapeau, pudique quand même.

Il s’est attaqué au short. Mais la belle a abandonné.

Illico, une petite blonde l’a remplacé. Même topo, même tempo. Elle s’est retrouvée en position de « dégrafage ». Alors qu’elle refusait d’en montrer plus … la police municipale est intervenue. Les trois danseurs du bar ont prestement bondi du zinc. Un policier plus grand que les autres, penché, expliquait en quelques mots au responsable, un petit, brun, nuque baissée, menton levé, l’air attentif, que la plaisanterie était finie.

Fin du coup. No sex.

J’ai continué jusqu’au fond des allées pour voir Ricoune et sa vache. Ses chansons sur les parisiens sont d’un ostracisme évident. Faut aimer, mais ce n’est pas pour moi, sans faire la langue de peille.

http://www.ricoune.com/

Le retour par la bodega du 15 est une agréable entreprise qui ne connait pas la crise. Rendez-vous ce soir pour la dernière au 15 rue Paul Riquet entre la halle et la mairie.

Bonne lecture.

Jean-Charles Olivan

 

 

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