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15/08/2009

Féria, le torero ridicule

José Guillen nous a séduit mercredi soir avec son spectacle au cloître.

J'ai fouillé un peu le net pour retrouver de poëme qu'il a partagé avec le public en espagnol puis en français.

Un site nous propose tout cela.

http://www.la-reja-flamenca.com-a.googlepages.com/%22anto...

Pour en savoir un peu plus sur José :

http://www.la-reja-flamenca.com-a.googlepages.com/josegui...

Je suis allé voir l'un des deux spectacles équestres hier soir. La place du champ de mars semble gigantesque tant il reste de la place malgré les tribunes. 20 min avant le spectacle toutes les places assises étaient occupées.

Nous nous sommes retrouvés sur le parvis de la médiathéque à humer les fumées de gambas toute la soirée. Un restaurateur tient en effet son commerce sur tout un coté. On y voit les gens arriver, pistés par le public légèrement en hauteur, assistant au petit spectacle que certains ne se privent pas de donner. Le spectacle commence à l'heure. Un géant sur échasses conduisant un poney nain ouvrait le bal. Les montures ont fait des prouesses. Certains numéros auraient pu se faire sur des motos ou des chevaux d'arçon. Une prouesse athlétique des cavaliers bondissants. Par contre, la cavalière faisant danser son cheval, affichait une vie de travail. Je regrette que le public n'ait pas eu droit au commentaire technique qui aurait dû accompagner ce magnifique étalage de talent. Vu du haut des tribunes, sans connaissance particulière, cela pouvait ressembler à une balade d'une belle à la robe rouge sur son beau cheval blanc. Un autre numéro a souffert de cette ignorance du public. Une jeune cavalière face à un pierrot tout blanc. Le cheval suivait le pierrot. Comment apprécier la dificulté, si on ne dit pas que la cavalière montait en amazone. Elle est juste posée sur le cheval qu'elle ne contrôle que de la voix, d'une jambe et du poids de son corps qu'elle fait basculer gracieusement au gré de la chorégraphie. Surprenant, si on sait tout ça. Vu des tribunes le cheval suit le pierrot qui le guide. Dommage.

Un torero s'est pointé. Il nous a proposé un simulacre de "lidia". Il manquait le second "tercio", faute de cheval, puisque le cheval c'était le toro. L'équidé écorné faisait ses passages face au machin sans grace qui gesticulait au milieu du rectangle de sable. "Ni torero, ni rejoneador, quizaz peon". Un péon frustré avec quelque talent de dresseur certes, mais grotesque lorsqu'il est allé jusqu'à changer son "capote de brega" pour sa muleta. Il aurait dû rester avec son capote de paseo. L'estocade fut mise en scène et le cheval tomba.

La tribune applaudit !

Révolté je le suis resté ! Pourquoi aller em...nuyer les gens qui sont là avec de la corrida. Laissons aller aux arènes los aficionados.  Et cette mise à mort, c'est vraiment un irrespect complet du public.  C'est d'ailleurs le seul moment où la tribune s'est signalée.

J'ai quitté les fumées de gambas pour aller voir Pep's. http://www.pepsmusic.com/

La madeleine bondée, un peu moins quand même que pour voir Cheryfa Luna la veille au soir.

http://sheryfaluna.artistes.universalmusic.fr/site/

J'ai fini par la bodega du 15. Le sourire était au rendez-vous.

 

Bonne lecture.

Jean-Charles Olivan

 

 

 

 

 

12:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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