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24/12/2008

Comptes de Noël

Comptes de Noël
Ne cherchez pas la faute. Il s’agit bien de comptabilité, de la bêtise humaine, mais de comptabilité quand même !
J’ai eu l’idée saugrenue en milieu d’après midi d’aller retrouver mes parents à Grenade (31) avec une voiture de location. Ma vielle 406 de 10 ans commence à présenter quelques signes de faiblesse et il m’a semblé urgent d’améliorer mon moyen de transport. Les horaires de train et d’hélicoptère n’étant concordants ni avec mes besoins ni avec mes moyens.
Je me suis rué sur le web pour trouver sur notre gogol extranational à la rubrique « location voiture Béziers » quelques tarifs.

Vous avez bien lu 188€
Je téléphone à la boite en question. Tarif chez eux 255€. Il tombait de haut à l'annonce des tarifs proposés sur le web.
Aucune chance de s’en sortir. Le gars au bout du fil n’était au courant de rien.
Rien que du banal.
Les concurrents sont en effet à ce prix là. 255€. Ou comment se faire torpiller par les siens.


Autre histoire, autre genre.
Ouvrez vos écoutilles, c’est un peu compliqué.
Il y a deux ans, j’ai reçu une facture de Gaz de France Hallucinante ? 1600€ pour l’année.
L’année suivante en avance sur consommation je paye la même chose augmentée d’une pertinente augmentation correspondant aux estimations de hausse(s). Bref cette année, après le relevé, coup de fil de GDF. PB avec votre index, pouvez-vous aller vérifier ?
Mais oui bien sur.
Ecart de 2000 unités. Cela fait tilt chez moi en quelques secondes. Le gars qui a fait le relevé s’est planté. Il a relevé 12876 au lieu de 10876 il y a deux ans. Vous avez compris, j’ai payé 1856€ en trop sur deux ans.
Ils me les doivent et sont d’accord en septembre. Je les ai eus hier. Quand Gaz de France joue au père Noël, c’est pathétique. Mais au prix de l’argent aujourd’hui, ça pue l’escroquerie.
Chut, Besson écoute ! Des fois que cela arriverait au Brésil (prétentieux Charly !)

Histoire trois et pas la moindre.
Je suis allé chez un grand distributeur de la place hier soir avec mon épouse adorée que j’aime tant !
Nous avons attendu poliment devant les notebooks et finalement avons décidé, plutôt moi d’ailleurs, d’intercepter l’un des vendeurs qui circulait à vide. Il me répond « une minute s’il vous plaît » et se dirige du pas décidé qu’il avait avant de nous croiser vers ses trois camarades qui n’avaient pas daigné s’occuper de nous. Il les rejoint donc et les voilà tous les quatre en train de discourir sur leur état de fatigue, sur le dépassement d’horaire de l’un sur l’état de fatigue, bref des conversations qui auraient du avoir la décence de se produire hors tympans de clients excédés qui plus est.
Hormis ces quatre frustrés , il y avait dans la zone de conflit un vigile dont le rôle est de surveiller. Et ce gars là était très fort. Il a tout vu. Mon attente. Notre exaspération devant ce type de situation.
Il a fait les gros yeux à l’un des vendeurs lui indiquant de son index qui se voulait discret notre présence. Puis quelques minutes plus tard, mesurant notre exaspération, il à crié le nom d’un vendeur pour le faire réagir et agir peut-être.
Rien à l’horizon. Nous avons quitté les lieux, mon épouse sutout, craignant que je ne devienne désagréable.
Tout à l’heure, j’y suis retourné.
Mon choix était fait. Diane aura un Pocket pour Noël. J’écoute le client qui me précède. Il compare les prix. Il demande plein de choses que je savais déjà, renseigné sur le web que j’étais.
Le client disparait avec le vendeur. Il ne restait que l’ordi de démo. Il l’a eu après mon intervention à moins 5%. On lui proposait moins 3% ; Je lui ai dit qu’ils pouvaient faire plus.
Exact.
J’attends et j’attends.
Un autre vendeur, jeune, barbe naissante s’occupait d’un client et intercepte en renfort le vendeur qui m’était destiné, un jeune homme de 35 ans brun et sec à la pomme d’Adam proéminente. Je lui fais signe et il me répond courtoisement « une seconde monsieur ».
J’attends et le voila parti vers un couple à l’autre bout.
Je décide de faire valoir mes droits. Je me dirige vers le trio et interpelle le vendeur en lui signifiant de façon ferme et intelligible que j’ai vraiment l’impression qu’il se paye ma tête, et que c’est d’autant plus désagréable que je suis déjà venu la veille pour repartir frustré avec une impression similaire. Le vigile de la veille qui avait accouru à mon premier soupir est pris à témoin. Il reconnait mes dires devant le chef de service qui avait accouru devant autant d’énergie déployée.
Ce dernier m’invite à le suivre dans sa cahute de chef et me demande de baisser d’un ton mes doléances. Je lui raconte ma petite histoire, il s’excuse au nom de son personnel, m’offre une bouteille de champagne, une sacoche pour le mini ordinateur et appelle un sous chef pour s’occuper de la vente.
Je dois vous avouer que lorsque j’ai monté le ton et que je me suis retrouvé encerclé par tout ce monde, je ne savais pas si l’option « évacuation manu-militari » ne serait pas la solution finale.
Le tout est d’y croire.

Bonne lecture.

Jean-Charles OLIVAN

00:14 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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