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08.06.2008
de Beyrouth à la Convention sur l'Europe
Bayrou en tête. Il y a du progrès. Bientôt on aura droit à " Mouvement Démocrate " à la place de" MoDem ".
Je suis allé écouter la Convention sur l'Europe en direct sur le site du Mouvement Démocrate
J'ai pris la retransmission en cours. Cette idée de diffuser en direct est géniale. Malheureusement la technique va me trahir à plusieurs reprises.
Les propos qui suivent sont ceux que j'ai pu capter. Il se peut qu'ils soient incomplets mais je ne tape pas assez vite pour suivre le direct au clavier. Heureusement ma connexion Orange (excusez du peu) défaillante par intermittente, comme souvent par temps de pluie, m'a laissé respirer de temps en temps. Ces temps sont marqués par des "zut".
Eva Joly. "La justice (Grande-Bretagne, France) ne marche pas, il faut qu'elle soit européenne". Elle continue à citer les dossiers de corruption en cours, Suisse, Inde, Angola. Un réquisitoire est mené contre les attitudes des européens dans le tiers monde.Tom Brake prend la parole. Il parle de l'aide aux pays en voie de développement.

- Reformes de l'Union Européenne
C'est une erreur de subventionner les réserves vivrières. Certains pays pauvres achètent leurs vivres provenant de l'autre bout du monde alors qu'ils en produisent eux-mêmes plus chers. Il faut arrêter les subventions.
75 milliards d'euros de déficit. Il faut créer un ministère d'aide indépendant du ministère des affaires étrangères.
- Il faut encourager les réformes politiques dans les pays en voie de développement pour que les richesses ne disparaissent pas.
- Réchauffement climatique. Pas de développement sans résolution de ce problème. L'Union Européenne, doit réformer les grands organismes financiers.
Jean Peyrelevade :Comment faut-il organiser l'Europe de façon à ce qu'elle ait une capacité de réponse.
Je vais vous poser une question pour vous provoquer :
Qu'elle est la personne ou l'instance européenne la plus connue : la Banque Centrale Européenne.
Corinne Lepage en conférence au Maroc à fait passer une contribution que Marielle de Sarnez présente en quelques mots Elle la résume à la règles des quatre D développement durable "démocratique" et désirable
Nathalie Griesbeck l'Amérique latine est en train de changer de pied. Il faut créer grâce à l'Espagne et au Portugal des liens économiques importants et engager de manière commune des énergies pour travailler ensemble.
Jean-Luc Bennahmias Il faut un projet audible par l'ensemble de nos concitoyens.fin de la connexion dommage c'était génial, comme si j'y étais.
Reprise
Questions diverses par "le public"? puis
zut
alors je passe sur les chaînes d'info pour voir si par hasard…l'une d'elles retransmet quelque chose.
Je tombe sur i-télé et Martin Hirsch."Je suis pour créer le bouclier social comme on crée le bouclier fiscal.
On m'a donné un milliard et demi. Le précédent gouvernement m'avait donné 600000€. J'ai eu 30 millions l'an dernier avec ce gouvernement. Il me faut trois milliards."
La journaliste :" Etes-vous à l'aise dans ce gouvernement qui protège 75 milliards de niches fiscales pour les riches ? "
Hirsh esquive en disant que c'est dans certaines de ces niches que l'on va prendre l'argent.
Il dit qu'il travaille pour que les gens qui accèdent au travail voient leurs revenus augmenter réellement, et non disparaître en frais de garde, de transport et en impôts.
François Bayrou revient avec ma connexion pour le discours de clôture.
Je cite :
Si nous étions conséquents, nous devrions dire ceci : il est bien entendu illusoire de remplacer les diplomaties nationales par une diplomatie européenne. Cela n'arrivera pas. Cela ne se fera pas ainsi et, même si nous l'avons cru dans notre famille politique, je crois que nous nous sommes trompés.
Nous avons les plus grandes diplomaties de la planète si nous acceptons de les additionner et pas de les opposer.
Mon souci : j'étais hier dans l'avion de retour du président de la République.
Il y avait à l'égard de l'Europe un sentiment de réserve, d'inquiétude, de réticence qui n'était pas autre chose que la traduction de l'opinion publique à l'égard même de l'idée européenne.
... si on continue ainsi, pour beaucoup de personnes, l'idée européenne sera ressentie négativement, alors qu'elle devrait être ressentie positivement.
S'il doit y avoir un jour construction d'une affectio societatis européenne, d'une volonté, d'un amour du vivre ensemble européen, en Grande-Bretagne, c'est par les LibDem que cela passera et, rien que pour cela, notre amitié et notre alliance avec les LibDem est juste et mérite qu'on les félicite.
Nous étions hier avec des amis slovaques, tchèques. Ce que l'on ressent le plus souvent, c'est de l'euro-scepticisme et parfois même de l'euro-hostilité
Et il y aura naturellement des conséquences de tout cela dans les résultats aléatoires du référendum irlandais, référendum qui est en cours, qui va avoir lieu jeudi.
Il y a quatre questions auxquelles il faut apporter une réponse.
La première est la nature de l'Union européenne, question qui a commandé le Non français au référendum.
Nous avons un projet à défendre et la nature de ce projet est sociale.
Deuxième réponse : cela veut donc dire, comme voie de conséquence, que la vocation des institutions européennes n'est pas de défendre la concurrence et encore la concurrence et exclusivement la concurrence -rôle qui est le sien aujourd'hui- mais la nature des institutions européennes est de définir une politique partagée.
L'Europe est un projet politique partagé, fondé sur des valeurs. C’était le deuxième point.
Nous allons, par directive européenne, ou par abaissement devant une directive européenne infondée, laissé entrer les bookmakers sur le territoire du pari mutuel urbain, des jeux et enjeux de toute nature en France !
Troisième point, particulièrement sensible et pas seulement en France : l'Europe, ce n'est pas le nivellement des identités, c'est la défense des identités.
Quatrièmement, l'Europe, ce n'est pas fait pour défendre la globalisation auprès des Européens, mais les Européens dans la globalisation !
En dehors des parlementaires européens qui sont à la tribune, si je m'adresse à vous et que je demande : en ce moment, de quoi est-on en train de discuter dans les instances politiques européennes ? Quels sont les sujets débattus ? Quelles sont les idées qui se trouvent en confrontation ? Quels sont les mouvements de pensée et leur proposition sur ces sujets ? (silence).
Il n'y en a pas un parmi vous, parmi les mille, parmi les plus expérimentés, les plus brillants, les plus talentueux, qui savent le mieux, qui puisse dire de quoi on discute en ce moment au sein des instances politiques de l'Union européenne !
Nous n'avons pas une démocratie ni même une amorce de démocratie quand les citoyens ne savent pas ce dont on discute en leur nom.
Il faut que l'Europe passe d'une démocratie formelle à une démocratie réelle.
Nous devons la repenser et la reconstruire et proposer des pistes nouvelles pour ce faire.
Quand Valéry disait : « Nous autres, civilisations, savons aujourd'hui que nous sommes mortels. La mort des civilisations a toujours été sous cette forme : opulence, relâchement, vieillissement, avec à côté, au sens propre, des morts de faim portant une autre vision, une autre idéologie, souvent une autre religion ».
Ceci est une question européenne et vous voyez que déjà cela fait un pan de crise nouvelle.
Nous allons être le continent le plus vieux, si nous n'y prenons garde.
La xénophobie c'est le déséquilibre. Exemple mahorais avec les gens de la même famille, exemple de la Guadeloupe avec les haïtiens.
Il faut penser à cet équilibre. Démographie
Cochez 2008 sur vos agendas. c'est l'entrée dans un temps que nous n'avons pas connu en Occident et sur la planète depuis deux siècles. C'est l'entrée -ou le passage- du monde de l'énergie abondante et bon marché au monde de l'énergie rare et chère. Et l'énergie, mes chers amis, ce n'est pas seulement l’essence où le gasoil que vous mettez dans le réservoir de la voiture et dont le coût est pourtant douloureusement ressenti à la fin du mois… L'énergie, c'est tout le reste.
Si le gouvernement actuel avait tenu compte de cela, il n'aurait pas fait sa réforme économique comme il l'a faite.
Les courses faites à l'hyper en périphérie des villes où d'immenses parkings sont prévus avec parfois des cinémas, coûtent en km quatre fois plus cher.
Le temps de l'énergie rare et chère est un bouleversement extraordinaire dans la vie de nos communautés et de nos peuples et de chacune des familles.
Quand il y a des bouleversements extraordinaires, il y a inquiétude et angoisse. Quand il y a inquiétude et angoisse, les menaces portent sur deux choses : la paix civile et la démocratie. Parce que lorsque les peuples ont peur ils cherchent un bouc émissaire, et quand les peuples ont peur, ils cherchent un dictateur.
C'est comme cela dans l'histoire des peuples depuis longtemps.
Nous devons avoir présent à l'esprit qu'il y a là des risques que nous devons conjurer en prenant grand soin de nos institutions.
Alors voilà : démographie, crise d'énergie, changement climatique et déséquilibres internationaux. Voilà le programme pour l'Europe. Si l'Europe n'existe pas, aucune de ces immenses crises, de ces crises à la dimension du millénaire ne pourra trouver un début de réponse.
Il nous revient de penser une Europe nouvelle et de la faire aimer.
Je vous remercie."
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Bonne lecture
Jean-Charles Olivan
16:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
la présence de BAYROU à beyrouth,à côté du président, me parait une reconnaissance forte de cette troisième force politique.
La présence des répresentants de la majorité du peuple français vient donner un coup de pouce au liban qui en a besoin en ce moment.
Une première,le président se déplace avec ses adversaires politiques.
Là, en dehors de l'impact positif sur la scène libanaise,il s'agit d'une reconnaissance de la part du président de sa faiblesse et du manque de sa popularité.
IL ne faut pas oublier ce qu'il a dit Mr BAYROU,ceci ne passera pas sans exploit politique pour le président. Les français du LIBAN ont voté à presque 80% pour sarkozy.
Ecrit par : saad | 09.06.2008
Les discours de Bayrou sont les seuls à apporter ce que tous les discours politiques devraient apporter : l'intelligence du monde, le courage, la lucidité et l'humanisme. Celui-ci en est un bel exemple. Merci à Jean-Charles de nous permettre de le lire.
Ecrit par : JP Coullomb | 10.06.2008





