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05.06.2008
Rencontre avec le tapissier du coin
Pour ma 101° note, je me propose de vous faire partager ces comptes rendus trouvés chez nos amis de modem40.com et modem33.com et http://bgr.hautetfort.com/ . Je fais depuis quelques jours une recherche sur toute la France, pour savoir qui communique, comment et pourquoi. Je compte bien dans les jours qui viennent vous en faire part.
J'ai par ailleurs rencontré dans mon quartier un personnage M. Balleux (tapissier , ancien adjoint au maire aux affaires économiques dans les années Giscard. Mille informations ont fusé. l'homme est détruit par la mort de sa femme dont il accuse clairement le corps médical. Depuis, il a perdu son fils. Mais iul parle de la vie politique de Béziers comme un livre. Un régal de l'écouter. Pour mon quartier, il faut voir M. Durand, il sait tout. Alors voilà un travail de militant de plus. J'ai un peu plus de temps. Les cours de bridge sont finis, et le lycée tourne au ralenti pour des raisons qui ne m'ont jamais convaincu.
Voici donc ce copié-collé de nos amis du sud-ouest.
Bonne lecture.
Jean-Charles OLIVAN
François Bayrou y a fait une prestation hors journalistes devant 400 militants.
Voici ce qu'ils en disent.
Les démocrates des Pyrénées-Atlantiques se sont réunis à Salies de Béarn, autour de François Bayrou et de Jean Lassalle, pour parler de leur future organisation et des étapes de son installation, pour faire le point sur la situation politique du pays et sur celle du Mouvement Démocrate, Si les forces du MoDem sont composites et variées, ce dernier va constituer un alliage solide sur nos valeurs communes. La mise en place des instances départementales sera réalisée durant l'été. Les élections pour le Conseil et pour la Présidence départementale, ainsi que celles de la Conférence nationale sont en principe prévues pour le 27 septembre 2008.
La parole a ensuite été donnée à François Bayrou qui a précisé que la novation principale des instances départementales était la Présidence collégiale. Celle-ci a été instituée pour que soient représentés des adhérents aux motivations différentes. Il est notamment nécessaire de tenir compte de ceux qui font légitimement partie d'une "entreprise électorale", mais aussi de ceux qui ont surtout en perspective d'apporter leur contribution à la réflexion sur l'avenir. Personnellement, j'applaudis à deux mains cette manière de prendre en compte la dualité de nos objectifs et je suis pleinement volontaire pour m'investir dans la réflexion sur l'avenir.
François Bayrou a évoqué la journée pour l'Europe du 8 juin. Il a annoncé la participation de personnalités talentueuses, notamment celle d'Eva Joly.
Revenant sur l'organisation départementale, notre leader a annoncé qu'un questionnaire serait adressé à tous les adhérents au cours du mois de juin, pour demander à chacun quelles sont ses disponibilités et dans quel groupe de travail il envisage de s'investir.
Vivons la MoDem attitude :
être capable de dire oui quand les décisions sont justes, vont dans la bonne direction
être capable de dire non et de se battre quand elles menacent d'être injustes ou d'aller dans la mauvaise direction
Comme je vous l’avais annoncé hier, François Bayrou a improvisé un véritable discours de politique générale au cours de la réunion des démocrates des Pyrénées-Atlantiques qui s’est tenue vendredi dernier à Salies-de-Béarn. Devant environ 400 militants basques et béarnais, auxquels s’étaient joints quelques adhérents des départements voisins, notre leader départemental et national a posé quelques fondations pour le projet démocrate que nous allons construire ensemble.
Je ne suis pas un professionnel de la prise de note et j’ai essayé de transcrire un maximum du message de François Bayrou. Merci à Bruno de MoDem40 de m’avoir communiqué ses propres notes qui ont contribué à enrichir ce compte-rendu.
Morceaux choisis :
La situation de la France est préoccupante. Les promesses de Nicolas Sarkozy étaient « intenables » et « fallacieuses ». Les querelles au sein du Gouvernement sont nombreuses. Du côté du PS, ils en sont à chercher qui est le plus libéral d’entre eux ! C’est l’Elysée et le pouvoir qui font monter Olivier Besancenot.
Aujourd’hui, il n’y a qu’un mouvement capable de renouveler les choses : le nôtre.
Ce ne sera pas facile avec un pétrole à 130$, avec les conséquences de l’effet de serre, avec les émeutes de la faim, avec la crise du crédit, avec les difficultés du commerce extérieur, du chômage, du niveau de vie...
Il faut réfléchir sur un projet différent, non résumable à la recherche de profit. François Bayrou est très étonné lorsque, devant les caméras de la télévision, Nicolas Sarkozy affirme : « je crois au capitalisme ». Nous croyons à autre chose. Est-ce que dans la mondialisation on est obligé de suivre le modèle américain dominant ? Si notre réponse est la même que celle des autres, nous ne sommes pas utiles.
Face au constat :
de la croissance continue des inégalités,
d’une politique fondée sur la communication,
d’un RSA payé sur la prime pour l’emploi ou des franchises médicales qui font payer la recherche par les malades,
d’une politique toujours plus atlantiste...
Il faut se poser quatre questions :
Comment fait-on une société créative, sans inégalité croissante ?
Comment fait-on une société durable ? pour l’environnement, pour la dette !
Comment fait-on une société humaniste, où ce sont les humains qui comptent ?
Comment fait-on une société équilibrée, au niveau mondial ?
Une société créative, durable, humaniste, équilibrée
Les ménages, comme les chefs d’entreprise, sont inquiets. Beaucoup sont dans une situation de mal-être.
Nous devons mettre en place un projet, parce que nous sommes libres, parce que nous sommes indépendants. Nous allons mettre en place des groupes de travail, par circonscription, voire par canton, pour travailler sur ce projet.
Séance de questions et réponses :
A propos des paradis fiscaux, François Bayrou a déploré que 40% des transactions financières mondiales passent par leur intermédiaire.
S’agissant de la loi sur la grande distribution, il a affirmé que les ententes entre les grandes centrales sont inacceptables et que la libération complète pour les surfaces de moins de 1 000 m² faisait courir un grand risque pour le commerce des centres-villes.
Sur la décision du tribunal de Lille d’annuler un mariage pour non-virginité de l’épouse, François Bayrou rappelle qu’il est croyant et défenseur de la laïcité et que la progression des intégrismes est fatale si nous n’y prenons pas garde. Cette décision de justice mélange la loi religieuse et la loi civile. Au bout du chemin, il y a risque d’affrontement entre les communautés.
Concernant les petites entreprises, il faut des lois spécifiques et les laisser respirer. Nous devons veiller à la qualité du tissu économique français.
A propos des 35 heures, notre leader rappelle qu’il a toujours considéré que c’était un choix mal inspiré. Il est perplexe sur la politique actuelle du Gouvernement. Il ajoute que même la Présidente du MEDEF a fait un communiqué pour soutenir la CGT et la CFDT ! Il faut pouvoir expliquer aux gens, où l'on va.
A la question sur l’aptitude de Nicolas Sarkozy à diriger la France, François Bayrou a d’abord répondu par un long silence ! Puis il a utilisé une comparaison savoureuse : « C’est un homme qui a un moteur avec de fortes accélérations. Simplement, ce qui cloche, c’est le volant. Sait-il lui-même où il va ? ». Ensuite, notre leader a décrit les constantes de Nicolas Sarkozy :
Une fascination pour la puissance, qu’elle soit financière, américaine ou chinoise,
Une tendance enfantine et puérile à se trouver infiniment supérieur à de Gaule, Mitterrand ou Chirac,
Une incapacité fondamentale à penser aux conséquences de ses actes.
« S’il jouait aux échecs, Nicolas Sarkozy serait le seul joueur qui ne pense que sur un coup ! »
J’avais convenu avec François Bayrou de lui soumettre mon compte-rendu sur cette dernière réponse avant de le publier. Il n’a pas changé une virgule et m’a simplement demandé de rappeler que cela a été dit dans une réunion à huis-clos, hors de la présence des journalistes...
S’agissant des institutions, notre Président votera contre la réforme. Il pense que le manque de fidélité des hommes politiques vient des faiblesses humaines, mais aussi de nos institutions. Il doute de l’efficacité des mesures comme le veto qui requiert 65% des parlementaires ou comme le référendum d’initiative populaire qui nécessitent 4 800 000 signatures d’électeurs dûment identifiés et l’aval de 184 parlementaires !
François Bayrou cite la définition de la Ve République de Jean-Pierre Soisson que personnellement j’attribuais à Michel Debré : « Un Chef de l’Etat et un Parlement séparés, encadrant un Gouvernement issu du premier et responsable devant le second ».
L’ennui, ajoute notre leader, est que la séparation n’existe plus !
A propos de l’inégalité croissante François Bayrou insiste sur la nécessité de lutter contre le dumping fiscal et s’interroge sur l’opportunité de décorer des individus qui sont domiciliés à l’étranger pour des raisons fiscales.
Les principes et objectifs de Nicolas Sarkozy et de Silvio Berlusconi sont les mêmes et cela est dangereux pour l’Europe.
S’agissant de sa relative absence dans les médias, le Président du Mouvement Démocrate déclare : « Il faut laisser reposer l’eau, il faut laisser l’eau se clarifier. Il n’y a rien de plus éloquent que la réalité ! Je ne veux pas être tout le temps sur les écrans, car ça use beaucoup».
Sur la crise de la pêche, François Bayrou estime que l’Europe n’est pas en cause. Celle-ci cherche à protéger les espèces et à maintenir la vie dans les océans. Il déplore le ratissage des fonds océaniques pour des pêches qui servent à fabriquer les farines destinées à l’alimentation des poissons d’élevage.
En ce qui concerne le traité de Lisbonne : « C’est un traité à minima, il ne va pas favoriser la relance européenne. L’Europe est à repenser ».
A propos des OGM, c’est Jean Lassalle qui prend la parole pour déplorer une loi mal préparée et une politique entraînant la disparition des agriculteurs. « Il faut redonner la parole aux hommes. Tout reste à faire ».
Avec sa bonhomie et son humour habituel, avec son humanisme à fleur de peau, cet homme de bien nous a fait vibrer et rire. Si vous le croisez, demandez-lui de vous conter pourquoi et comment il s’est fait photographier avec un lampadaire !
Jean Lassalle a conclu par ces mots :
« Pour éviter la catastrophe, il faut un homme et un mouvement, avec une vision. »
Et puis, il s’est retourné vers son ami de toujours...
01:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
BRAVO ET MERCI JEAN CHARLES!
Ecrit par : virginia | 05.06.2008
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