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03.05.2008
Parité par ici, cumul par là
Ils se l'arrachent cette jeune femme ingénieur. Ses compétences sont établies, mais depuis que la nouvelle loi dans son pays impose 40% de femmes dans le conseil d'administration des sociétés cotées en bourse, elle fait partie de 10 CA. C'est presque exagéré.
Vous avez dit cumul ?
Ce décalage de parité est géré brutalement par quelques gouvernements.
Mais les vocations ne s'éveilleront-t-elles pas plus rapidement en mettant au charbon toutes ces dames le plus tôt possible ?
Certaines sociétés se sont retirées de la bourse pour ne pas "subir" les femmes ? ( vous ne rêvez pas). Mais ne me dites pas que vous êtes surpris. Vous savez bien ce qui se passe chez nous !
Yvette Roudy le rappelle :
"Reste le cas de l'Assemblée nationale où la loi impose aux partis de présenter autant de femmes que d'hommes, faute de quoi ceux-ci se voient frappés de sanctions financières. Cette menace n'a pas empêché les partis de gouvernement de préférer perdre de l'argent plutôt que de présenter 50% de femmes aux dernières législatives de 2002. C'est ainsi que le PS perd plus de 1,5 millions d'euros par an pendant 5 ans et la Droite le double."
http://assemblee-des-femmes.com/dossiers/parite.htm#manif...
Le gouvernement espagnol qui applique la règle depuis quelques années en est rendu à un gouvernement majoritairement féminisé. Zapatero, 47 ans, a innové en créant un ministère de l’Egalité dont l’Andalouse Bibiana Aido, 31 ans, a la charge. Elle est la plus jeune ministre jamais nommée en Espagne. Pour la Défense, il n'innove pas avec Carme Chacon, 37 ans, nous avions Mam avec Chirac, mais ce n'est pas la même génération.
Par contre nous avons aussi un ministre de la parité, mais savez-vous à quel rang de ses préoccupations celle-ci est placée : "Le ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité prépare et met en oeuvre la politique du Gouvernement en matière de travail, de relations sociales, de prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, de droits des femmes, de parité et d'égalité professionnelle." 5° rang de ses préoccupations, c'est édifiant n'est-ce pas ?
Proposé par le Conseil de l'Europe dès 1989, le concept de Parité est apparu dans les années 90, bientôt vingt ans pour les premiers faits d'armes de cette idée que nos élus bafouent des deux cotés. Nous voyons bien que cela ne change rien à l'affaire si la proportionnelle n'accompagne pas le projet. On ne forcera pas un parti à être représenté paritairement si la volonté politique n'y est pas. La preuve.
J'ai bien aimé cette jeune femme de l'association "la barbe" qui s'introduit dans les gros CA maigres en femmes, déguisée en barbu binoclard pour faire prendre conscience à ses hôtes otages de quelques secondes, le ridicule et l'insupportable de leur représentation. Si c'est repris par les médias, il se peut que cela soit efficace.
Revenons chez nous.
Nous avons au MoDem de prochaines élections.
Tous devraient se sentir représentés.
On nous parle de six postes. Trois femmes et trois hommes. Combien de candidates avons-nous ? Elodie et Elisabeth ont tenu le haut du pavé lors des dernières représentations.
Guilhem et Philippe idem. Seront-ils candidats aux instances départementales ? Ne sommes –nous pas dès à présent dans un problème de cumul des différents postes disponibles ?
Posons la question différemment : lorsque l'on à des ambitions politiques affichées, peut-on se passer de phagocyter tout ce qui se présente, par crainte de ne pas être là où il faut le jour J ?
Ma réponse est simple : c'est juste un problème de confiance.
Si le groupe Modem de Béziers était uni comme nous le rêvons tous, il ne serait pas absurde de penser que ceux qui sont aux commandes sur place, deviennent les amis conseillers des futurs candidats, et que soient envoyés à Montpellier les représentants de l'équipe pour y veiller à nos intérêts. La gestion des militants, si nous avons l'ambition d'en augmenter le nombre, demandera des ressources humaines. Les candidats aux différentes élections seront dans ce cadre identifiés par les militants rapidement pour pouvoir être présents médiatiquement longtemps à l'avance.
Si je compte sur mes petits doigts boudinés, j'en suis déjà à :
Un délégué de la 6°,
Huit candidats pour les quatre cantons
Deux candidats pour la 6° circonscription
Six représentants aux instances départementales
Cinq militants membres du bureau dont le patron serait le délégué de la 6° :
sur la base de onze élus (ou treize) cela voudrait dire que le bureau de la 6°, serait composé à moitié de militants ayant une autre fonction (candidats à une élection ou représentants du MoDem de Béziers au niveau départemental), et de militants dont c'est le rôle principal.
Vous avez compté, j'en suis à vingt-trois personnes sans forcer. Vingt-trois postes, vingt trois fonctions. Vingt-trois façons de se rendre utile pour le MoDem.
Je plaisantais, et puis j'ai oublié les candidats aux municipales d'ici et les référents des villages, les membres des conseils d'administration des associations para politiques qu'il faudra bien mettre en route, etc. Si je compte tous ceux là aussi, je pense arriver à une bonne cinquantaine de militants à la fonction bien définie.
Vingt-cinq dames et vingt-cinq messieurs. Le pied. On se ferait des rencontres sur la base d'une cinquantaine en guise de noyau dur, chacun venant avec deux ami(e)s, un groupe de cent cinquante personnes serait rapidement constitué. On inviterait les experts pouvant nous expliquer les sujets sensibles de l'actualité, et les autres aussi, bien sûr, on se formerait à nos fonctions respectives, on se ferait aussi quelques repas tranquilles et sereins.
Bayrou dans sa résistance à la fondation de l'UMP disait : "si nous pensons tous la même chose alors nous ne pensons plus rien !".
J'ai en envie de dire : si nous faisons tous la même chose alors nous ne faisons plus rien.
Ne serions nous pas en train de mettre en place une sorte de cumul à la sauce MoDem ?
Nous reparlerons certainement de tout cela lorsque l'été sera venu.
Ne sera-ce pas trop tard ?
Heureusement, nous y croyons, nous restons vigilants, nous sommes disponibles.
Bonne lecture
Jean-Charles OLIVAN
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