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23.04.2008
Quand le gros maigrit, le maigre meurt
"Quand le gros maigrit, le maigre meurt", disait Laô-Tzu, philosophe chinois. Je sors de grosses réunions de travail où nous avons dû traiter le problème de la désaffection des finales régionales pour raisons économiques. Je parle de bridge, mais les acteurs sont des représentants de la population, qui pourraient s'adonner à toute autre activité de loisirs organisée.
Pour la première fois, des gens bataillent pour se qualifier en Languedoc-Roussillon et lorsqu'ils ont décroché la qualification pour aller rencontrer les joueurs de Pyrénées ils déclarent forfait.
L'enquête menée est sans équivoque, les déplacements sont devenus trop onéreux et comme il faut aussi se nourrir et se loger, le compte n'y est plus. Il faut s'attendre dans les mois qui viennent à une perte de mobilité pour raisons économiques qui va toucher toute une strate de la population pour qui ce problème n'en était pas vraiment un par le passé.
En Espagne le gas-oil est plus cher que l'essence, en France nous aurons la même chose bientôt.
Le pétrole continue à monter, mais le dollar lui baisse. On devrait s'y retrouver, 1 $ à 1,16€ au départ, pour arriver à 1 $ à 1,60 € aujourd'hui, cela devrait accompagner en douceur la hausse du carburant. Mais il faut croire que le gouvernement a besoin de beaucoup de sous vu qu'il ne nous fait pas vraiment profiter du schmilblick.
Je payais mon GPL à 36 cents il y a quelques mois, il est à 73 cents dans les endroits les plus chers.
Les espagnols ont intégré dans leur langage les "mille €" qui sont les gens identifiés par ce qu'ils gagnent. Nous, en France nous ferions bien d'inventer un mot pour les 875 €. C'est une somme qui sert de base à beaucoup de monde. J'ai du mal à comprendre comment on peut s'en sortir. C'est presque ce que coûterait la voiture si elle était neuve et bien assurée. Il faut manger et s'habiller.
Je crois que nous ne sommes pas au bout de nos peines.
La main d'oeuvre non qualifiée est inépuisable en Chine. La nôtre n'a aucune chance dans les voies proposées actuellement.
Alors quelle solution proposons-nous au MoDem ?
Bayrou parle de solutions à l'échelle européenne. Nous sommes tellement minuscules, il est difficile d'envisager quelque chose en solo.
Le président de Région parle de créer des emplois non délocalisables. Il faudra être inventif.
Un ami qui fabrique des accessoires auto me disait qu'ils étaient au plus mal. Quand les gens n'ont plus de ronds, ils n'achètent plus ce qui est accessoire, par définition. Ils survivaient grâce à leur réactivité. Les Chinois mettaient plus longtemps qu'eux à livrer des clients qui commandent en flux tendu, donc au dernier moment. Une dizaine de jours de bateau, reste un handicap conséquent. Mais ils écoulaient leurs produits en France tout de même. Aujourd'hui ce n'est plus le cas. Il a commencé par se diminuer son salaire. La suite au prochain épisode.
Quand nos gros maigrissent, nos maigres se révoltent, c'est je crois le version française.
Bonne lecture
Jean-Charles Olivan
Bonne lecture
Jean-Charles Olivan
03:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


